Biographie

Joëlle Proust a étudié la philosophie et la psychologie à l’Université de Provence. Agrégée de Philosophie, elle a été successivement professeur de lycée à Marseille et assistante de Psychologie à l’Université d’Alger avant d’entrer au CNRS. Ses premiers travaux portent sur la vérité logique. Son Questions de Forme lui vaut en 1987 la médaille de bronze du CNRS.

Elle rejoint le CREA en 1989 et depuis lors consacre l’essentiel de son activité à la philosophie de l’esprit. Dans Comment l’Esprit vient aux Bêtes (1997), elle étudie la nature des capacités perceptives qui doivent être présentes chez un organisme capable de se représenter des états du monde indépendants de ses propres états. Elle s’intéresse dès 1990 aux  perturbations de la conscience d’agir dans la schizophrénie et dans l’autisme, et à leur retentissement sur la conscience de soi. Elle co-dirige entre 1990 et 1997 trois projets scientifiques interdisciplinaires portant sur ces thèmes. Aujourd’hui chercheur à l’Institut Jean-Nicod, elle a publié récemment deux nouveaux ouvrages. DansLes animaux pensent-ils ? (2003, 2ème édition: 2010), elle s’intéresse aux différentes formes de communication et de cognition sociale chez l’animal non-humain. La Nature de la Volonté, (Folio-Gallimard), paru en Octobre 2005, s’appuie sur des travaux de neuroscience, de psychopathologie cognitive et de robotique pour proposer une analyse naturaliste de la volonté.

Après avoir dirigé un projet international ESF-Eurocore sur la phylogénèse et l’ontogénèse de la métacognition (2006-2009), elle démarre en 2011, grâce à une bourse senior du European Research Council, une recherche sur la sensibilité aux normes épistémiques  (vérité, consensus, cohérence, intelligibilité, pertinence) chez l’enfant et l’adulte (projet DIVIDNORM). Le projet vise à  élucider l’influence de la culture sur l’existence et la résolution des conflits entre normes épistémiques. Deux séminaires sont liés à ce projet.

Joëlle Proust a participé à la création de plusieurs sociétés scientifiques, dont la SOPHA (Société de Philosophie Analytique), qu’elle a présidée de 2000 à 2003,  HOPOS (The International Society for the History of Philosophy of Science), l’ESAP (the European Society for Analytic Philosophy), et l’EuroSPP (the European Society for Philosophy and Psychology).

Ses recherches se poursuivent à l’Institut Jean-Nicod, en tant que Directeur de Recherche pour la Fondation  Pierre-Gilles de Gennes, de l’Ecole Normale Supérieure.

CV

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